
Entretien avec Ian Ducharme… Canva et ses grandes nouveautés avec l’IA
Dans cet entretien, Ian Ducharme, reviendra plus en détails ce qui a été présenté lors des Instituts d’été. Vous pouvez revoir l’enregistrement ici.
Ian Ducharme est un conseiller pédagogique comptant parmi ses clients le ministère de l’Éducation de l’Ontario, le Conseil scolaire Viamonde, le Centre franco et des organismes de la grande région de Toronto. Il anime des formations et accompagne des enseignantes et des enseignants M-12 dans les domaines des TIC et de la robotique, puis dans l’utilisation de plusieurs outils numériques en salle de classe.
Entretien avec Ian Ducharme… Canva et ses grandes nouveautés avec l’IA
Transcription
[musique]
Louis Houle : Vous connaissez les entretiens audio du Centre franco? Chaque épisode a moins de 25 minutes, et l’on y discute pédagogie à la suite d’une formation offerte lors des Instituts. Restez à l’écoute, ça commence dans trois, deux, un. Aujourd’hui, je suis en compagnie d’Ian Ducharme, une personne qui a donné une formation incroyable cet été aux Instituts, et ça me fait très plaisir parce que, chaque fois que j’ai la chance de parler à Ian, j’apprends des choses. Ian, bonjour et bienvenue à cet entretien!
Ian Ducharme : Bonjour, Louis!
Louis : On va aller tout de suite dans le vif du sujet parce que, tu sais que les entretiens, ce sont des moments précieux. Est-ce que tu pourrais me résumer, en quelques mots, la formation que tu as offerte cet été aux Instituts?
Ian : Bien sûr, Louis. La formation s’appelait Canva et ses grandes nouveautés de l’IA. On pourrait dire que c’était comme un genre de rafraîchissement de contenu parce que l’IA, ça fait quand même depuis octobre 2023, ça a l’air long, que c’est dans Canva, l’IA. Avec tout ce temps-là, depuis octobre, c’était vraiment le temps, Louis, de faire un renouveau parce qu’au début il y avait des outils dans Canva qui avaient commencé à partager avec les gens. Au début, bien sûr, il y a toujours des petits glitch, des choses qui ne fonctionnent pas exactement comme on voudrait que ça fonctionne. Canva a peaufiné beaucoup d’outils qui sont sortis en octobre 2023.
En plus de ça, un peu comme quand on avait donné la première formation Canva et l’IA, c’était arrivé comme un mois après que c’était sorti. Encore une fois, au mois de mars de cette année, ils ont fait le renouveau des outils et des nouveaux outils. On a pu présenter pendant l’été, il y a quelques semaines de ça, nos nouveaux outils de l’IA dans Canva. J’étais bien content de pouvoir rafraîchir le contenu d’octobre 2023 que les gens avaient utilisé depuis maintenant presque deux ans.
Louis : Justement, si je te demandais de nous rappeler rapidement les trois grosses roches que tu as abordées lors des Instituts d’été, tu me dirais quoi, en résumé?
Ian : On avait des résultats d’apprentissage très précis pendant notre présentation, comme je pense qu’on se doit de le faire.
Louis : On fait toujours ça.
Ian : C’est ça, c’est important, Louis, que les gens sachent où l’on veut s’en aller avec ça. Le premier, c’était de découvrir le potentiel de Canva comme outil d’enseignement et d’apprentissage. Bien sûr, les gens, on est ici à Viamonde, je travaille avec le conseil scolaire Viamonde. On a déjà au-dessus de 200 utilisateurs qui font partie d’un genre d’équipe Canva du conseil des profs. C’est quand même à peu près entre un quart et un cinquième de tous nos profs qui utilisent déjà Canva. C’est sûr que c’est beaucoup plus que juste l’IA, Canva. Canva, ça attire beaucoup de gens. Il y avait beaucoup de gens qui étaient présents pendant la formation.
Juste le fait de comprendre que Canva, c’est ton ami comme prof et comme enseignant, comme avec les élèves, c’est très important. Deuxièmement, il y avait le deuxième objectif qui était de découvrir les outils de l’IA dans Canva précisément. J’ai montré comment on peut les identifier, quels sont les outils. Dans la troisième partie, finalement, c’était vraiment des exemples très concrets d’un prof en salle de classe, il y a une tâche à faire, puis comment il pourrait utiliser ces outils-là avec l’IA d’intégrée dedans pour créer quelque chose qui est utile, qui va être plus facile à faire que si l’on n’avait pas Canva.
Louis : Je me souviens qu’on avait eu une discussion, justement, par rapport à l’outil Écriture magique.
Ian : Oui.
Louis : C’est un outil qu’on trouve dans Canva. Est-ce que tu peux nous en parler de cet outil-là, juste pour nous redonner le goût? Je te préviens, j’ai une question dans ma tête qui s’en vient.
Ian : Certainement, Louis. Ça illustre un peu ce dont on parlait tout à l’heure au sujet d’octobre 2023 et maintenant. L’outil Écriture magique, c’est un outil qui nous permet finalement de faire à peu près la même chose qu’on ferait à l’extérieur de Canva, avec un ChatGPT ou avec un Copilot, de décrire qu’est-ce qu’on voudrait, puis que l’écriture magique va nous le produire. Ça fait en sorte qu’un enseignant peut penser à toutes les choses qu’un enseignant voudrait faire : écrire une leçon, un plan de leçon pour ma journée d’aujourd’hui, créer le gabarit ou les grandes idées d’une présentation que je voudrais faire pour les parents pour la soirée curriculum.
En quelques mots comme ça, ça ne prend pas plus que ça, on a l’IA à l’intérieur de Canva, qui va fouiller à l’extérieur de Canva, bien sûr, et qui va aller trouver des idées qui vont faire un peu comme le cadre, le squelette de notre travail écrit. C’est disponible pour tous les utilisateurs, autant dans l’outil qui s’appelle Docs. Dans Canva, quand on ouvre Canva, puisque la plateforme, à l’origine, c’était une plateforme de création de médias. Tu lui demandais de faire une carte de fête, puis ça te trouvait un paquet de cartes de fête. Tu pouvais utiliser ce gabarit de carte de fête pour créer une carte de fête pour ton épouse ou pour ton enfant ou quoi que ce soit.
Un peu de la même façon, il y a un document qui s’appelle Docs, qui est l’équivalent d’un document Word. Ça a le même format, ça te permet d’écrire des choses. Quand ils l’ont présenté, l’Écriture magique, au début, c’était disponible seulement dans ce « Docs »-là. Maintenant, l’astuce qui est extraordinaire, maintenant, qui est très visible et facile à trouver, c’est que, peu importe quel document tu es en train d’écrire, l’Écriture magique est là dans l’outil texte de Canva.
Tu le vois, dans ton menu, à la même place que l’outil texte, tu peux choisir « Text » et demander à Canva de t’écrire le texte. Ensuite, tu l’importes directement dans ta carte de cadeau, ton bulletin d’information pour les parents, ton PowerPoint pour la présentation. C’est comme un mouvement de l’outil qui le rend encore beaucoup plus universel dans la plateforme Canva, et on l’a expérimenté avec les participants également.
Louis : Si je comprends bien, c’est comme si j’avais un assistant ou une assistante à côté de moi qui écrivait pour moi.
Ian : Exactement.
Louis : C’est ça?
Ian : C’est un copilote, c’est comme un copilote, mais à l’intérieur de Canva.
Louis : C’est comme un assistant.
Ian : Oui.
Louis : Là, c’est très intéressant pour les profs qui veulent gagner du temps, et cetera, mais si, avec ma classe, j’utilise Canva avec mes élèves et que mes élèves ont accès à Écriture magique, qu’est-ce qu’ils vont–
Ian : Oui, ils auraient accès à Écriture magique, Louis.
Louis : Ma question est la suivante : Comment je fais pour que je ne développe pas un réflexe paresse chez mes élèves qui vont juste écrire quelques mots et, après, ils sont très contents de peser le petit bouton qui dit : « Écris-moi donc un petit paragraphe là-dessus. »?
Ian : Tu as entièrement raison. C’est un défi avec une autre présentation que j’ai faite avec ma collègue El Faiza Hakimi. On a parlé justement de l’évaluation. C’est un gros morceau dans la tâche d’un enseignant, d’une enseignante. Ça soulève un peu la question de l’évaluation d’un produit tout fait sans qu’on ait vu comme prof le processus qui mène au produit final. Ce qui est important, je pense, c’est que peut-être que l’outil, c’est difficile de dire que l’outil ne sera pas omniprésent dans quelques années, l’outil de l’IA pour écrire les choses.
Si l’on se rend compte que, comme adulte et comme jeune, qu’on va être appelé à finalement collaborer à l’IA pour créer des productions écrites qui sont les nôtres, mais avec de l’aide, il faut qu’on montre aux gens comment utiliser cette aide-là, à partir d’un certain âge, bien sûr. Bien sûr, chaque conseil va avoir ses propres restrictions au niveau de l’utilisation de l’IA en salle de classe. En macro, si l’on parle de– Comment je pense que ça va se dessiner l’utilisation de l’IA, c’est que, finalement, le prof va devoir être très présent pour évaluer le travail que l’élève fait et qu’il le voit faire.
Ça, ça va inclure différentes étapes du processus d’écriture, et l’on va exiger à l’élève que, parfois, on le fait sans la technologie et, à d’autres moments, on peut s’inspirer de l’IA pour utiliser l’IA comme assistant pour nous aider à écrire.
Louis : Si je résume ce que tu viens de dire, finalement, c’est dans mon intention pédagogique, comme prof, je dois tenir pour acquis qu’il y a, à certains moments donnés, quand je le choisis, et même des fois, si je ne le choisis pas, un ou une assistante à côté de mon élève qui peut tout faire pour lui ou elle?
Ian : Oui.
Louis : Ça va être premièrement dans la tâche que je vais donner si je suis conscient de ça, puis il faut l’être parce que tu vas être d’accord avec moi que les statistiques le disent présentement, l’intelligence artificielle est déjà utilisée en salle de classe par les élèves. C’est clair.
Ian : Oui.
Louis : Plus on monte, plus elle est utilisée. La nature du travail que je vais demander à mes élèves, il faut que je sois conscient qu’elle peut être influencée par l’intelligence artificielle. La deuxième chose, c’est qu’en étant conscient de ça, comment je vais l’intégrer? Il y a une conférence cette année, puis un balado en passant de Martine Peters qui l’exprime très bien, qu’on peut retrouver au Centre franco, qui nous dit que, finalement, comme professionnel, on doit montrer aux élèves quand utiliser l’intelligence artificielle et quand ne pas l’utiliser. Qu’est-ce que tu–?
Ian : Je suis entièrement d’accord avec ça. L’exemple que j’avais en tête quand on parlait justement de l’évaluation, c’est que, des fois, le papier-crayon, c’est la meilleure façon parce que c’est carrément impossible, à moins d’avoir un téléphone à côté de soi. On sait que le téléphone est omniprésent en salle de classe. Ça a changé un peu, j’ai l’impression que ça se voit beaucoup moins, le téléphone sorti sur le bureau, même au secondaire.
Louis : Je pense que oui.
Ian : On a dû faire un petit reset avec cette question-là du téléphone en salle de classe. Je trouve que c’est encore utile pour des fins de recherche en salle de classe, dans certaines conditions. C’est la même chose pour l’IA. Il va y avoir, bien sûr, et de plus en plus, on voit l’introduction de politiques au sujet de l’IA qui balise quelle devrait être l’utilisation. Ce n’est certainement pas pour remplacer l’être humain, pour faire un résumé de livre, par exemple, au secondaire.
Louis : En même temps, il y a peut-être d’autres façons d’évaluer mon élève.
Ian : Absolument. Comme au secondaire, par exemple, on prépare un résumé par l’IA et on le montre aux élèves. Quelle idée novatrice de montrer un résumé de l’IA qui a été fait par l’IA aux élèves. Ensuite, on leur dit : « Comment tu peux savoir que ce résumé-là, c’est l’IA qui l’a produit? » Puis là, on l’analyse ensemble, puis on lit quelque chose, mais on lit quelque chose de très pertinent pour les élèves. Ils vont trouver ça très intéressant. Là, je parlerais à un groupe de peut-être 10ᵉ ou 11ᵉ année. Là, on décortique : « Pourquoi l’IA n’est pas aussi bonne pour écrire que l’être humain? Quelles sont les caractéristiques de l’écriture de l’IA? » C’est très répétitif.
Ils vont dire : « Il y a des tournures de phrases qui sont presque comme robotiques parce que ça vient d’une intelligence artificielle et non d’un être humain. » Ça va être dit d’une certaine façon, il n’y aura aucune erreur. Peut-être que c’est normal de faire des erreurs, puis de corriger nos erreurs, puis de travailler notre écriture. Les jeunes vont voir la valeur de l’autocorrection. Parce que, bien sûr, on pourrait toujours demander à un autocorrecteur de le faire, mais de comprendre comment on a fait l’erreur, ça peut nous aider énormément dans notre écriture.
Je pense que c’est un peu dire la même chose. C’est dire à l’élève que le processus est beaucoup plus important que le produit parce que le produit va toujours pouvoir être préparé par une IA, mais qu’est-ce que c’est ce produit final-là? Est-ce qu’on peut l’améliorer ou le rendre moins statique? Il y a plusieurs éléments là-dedans qui vont se développer au fil des ans selon moi, Louis.
Louis : Ayant été prof 7ᵉ et 8ᵉ année, je me vois très bien arriver à mes élèves et dire : « Okay, on a fait le résumé par l’IA de ce livre-là. » ou encore « Faites le résumé, avec l’IA, de votre livre. Votre travail, maintenant, c’est de me prouver que l’IA n’a pas eu d’hallucination dans la création de ce– » Parce que, là, si ça dit, exemple, que Tomy habitait sur la ferme, prouve-le moi. Là, l’élève doit aller dans le livre, trouver et vérifier, et se rappeler de la lecture qu’il a faite. Parce que tu sais comme moi que l’IA peut être victime d’hallucinations. Ça arrive souvent.
Ian : Ah oui!
Louis : À la base, je dis toujours aux gens avec qui je travaille : « Il ne faut pas faire confiance à l’IA. » Ça, c’est mon premier principe de base.
Ian : Absolument. Vérifie tout. J’ai un exemple. J’ai fait une lecture et je voulais voir un résumé de la lecture. J’ai produit une recherche qui était très longue, comme 40 pages. Le résumé parlait de personnes qui faisaient partie de l’expérience et qui avaient été observées en salle de classe d’enseignant. J’ai cherché partout avec un Ctrl+F, pour trouver le nom de la personne dans le texte. Je te jure, Louis, que les noms des personnes et tous les scénarios qui avaient été observés avaient été complètement inventés par l’IA dans le résumé. Il ne faut jamais prendre pour acquis que ce qu’on a produit– On a souvent les notices, encore même dans Canva, il y a une notice comme quoi : « Ne vous fiez pas parce que l’IA se trompe. » Ils le disent. S’ils sont obligés de le dire, c’est que ça arrive.
Louis : Là, je t’amène parce que la formation était excellente cet été. Je rappelle aux gens qu’ils peuvent aller écouter l’enregistrement, justement, tout se retrouve sur le site du Centre franco. Si tu avais eu plus de temps, Ian, à ta formation cet été, tu nous aurais amenés où?
Ian : Il y a un élément que, quand j’ai terminé la présentation, je me suis dit : « Ah, j’aurais dû parler de ça! » C’était le codage dans Canva. J’en ai essayé des exemples. L’exemple que j’aurais pour les gens, parce que pas tout le monde va être un programmeur ou en science de l’informatique, nécessairement. Comme pour pas mal tous les profs, ce qui pourrait être utile, c’est de créer un document HTML qui va nous permettre de monter un site Web très facilement, par exemple.
C’est souvent quelque chose qui est considéré hors de notre portée que de créer un site Web, mais, dans Canva, on peut demander : « Peux-tu me créer ce site Web? » et le décrire, puis Canva va le créer avec des boutons, avec un graphisme. En quelques phrases, on peut créer son propre site Web. Canva va même l’héberger dans la plateforme Canva. Ça, j’ai trouvé très intéressant parce que j’étais grand fan, dans le temps, de Google Site parce que, justement, ça permettait de créer un site Web. Je l’ai même utilisé avec des élèves en enseignement pour leur montrer qu’on peut avoir un site Web.
C’est peut-être un site Web de base avec des composants graphiques déjà prédéterminés, mais c’est quand même très bien les sites Web qu’on peut produire nous-mêmes avec Google Site. Il y a probablement plein d’autres plateformes. On a entendu parler de Weebly et d’autres, Tumblr, je crois. En tout cas, il y en a plusieurs. Canva a une longueur d’avance, selon moi, parce que tu peux écrire, en quelques mots, ce que tu voudrais faire. Comme ChatGPT en passant, c’est des excellents codeurs, le Copilot et autres, mais là, c’est intégré à l’intérieur de la plateforme.
Quand tu ouvres ton accueil dans Canva, Louis, tu peux choisir le dernier bouton qui apparaît dans les outils de l’IA, puis c’est le codage. J’avais négligé de mentionner ça, mais expérimentez nos écouteurs parce que c’est quand même très intéressant. Je l’ai utilisé pour tester, finalement, pour voir si ça fonctionne, puis ça fonctionne très bien pour créer des sites en langage HTML. Probablement que ça fonctionne aussi avec d’autres outils, comme Python ou JavaScript et d’autres langages.
Louis : Si je me souviens très bien, au départ, la première intention de Canva, quand ils ont créé Canva, c’était de faire des graphistes de nous, personnes. On voulait simplifier toute la notion de graphisme. Suite à ta recommandation, j’avais écouté le lancement, au printemps dernier, des nouveaux, ce que Canva, finalement, nous disait, ses nouveautés. J’ai senti qu’à ce moment-là on voulait faire de nous des programmeurs de façon très facile. Je suis allé le tester. Effectivement, j’abonde dans ce que tu dis, c’est incroyable. Tu fais une présentation dans Canva, tu pèses sur le petit bouton, tu viens de le transformer en site Internet, tu donnes le lien aux gens, les gens peuvent aller le consulter comme un site Internet.
Là, ce n’est que le début. Ils font plein de choses. Oui, je suis d’accord avec toi que, si l’on avait du temps, une prochaine formation de ta part pourrait être justement comment faire de nous des gens qui peuvent, entre guillemets, transformer nos documents et nos créations pour les mettre encore plus accessibles aux gens en termes de site Internet avec ce texte. Je vois le temps qui avance, et ça m’amène à cette prochaine question. Après avoir dit tout cela ce matin, je me retrouve la semaine prochaine, quelques jours plus tard, après avoir entendu notre entretien aujourd’hui : qu’est-ce que je fais dans ma salle de classe?
Ian : Je pense que ce qui est un peu sous-développé, dans Canva, c’est la création finalement d’outils qu’on peut utiliser avec nos élèves. Jusqu’à présent, on a parlé beaucoup de Canva du point de vue du prof qui crée des choses et ensuite qui peut les partager avec les élèves. Ce que je trouve un beau potentiel aussi dans Canva, c’est la salle de classe à l’intérieur de Canva pour qu’on puisse créer quelque chose, le partager avec les élèves, que les élèves travaillent à l’intérieur de Canva, qu’on puisse ensuite voir le travail qu’ils ont fait, puis l’utiliser plus comme un outil intégré dans la salle de classe.
Les conversations qu’on a entre les différents Instituts, Louis, j’aimerais qu’on ait une petite conversation comme ça, justement, où je te fais un genre de pitch pour dire peut-être que c’est ça la partie un peu sous exploitée. Okay, tu mets Canva devant un jeune, qu’est-ce que tu peux lui demander de faire? Comment tu peux lui montrer tout ça et les outils de graphisme? Parce qu’on est toujours un petit peu limité dans le temps, mais si l’on se concentre sur des tâches d’élèves qui sont présentées aux élèves et qu’on utilise avec les élèves, ça pourrait être vraiment très intéressant d’utiliser la classe virtuelle dans Canva.
Louis : Je te le dis, la vie va vite parce qu’on arrive déjà à la fin de cet entretien, Ian. Je rappelle à tout le monde, encore une fois, qu’on peut aller écouter l’enregistrement de la formation que Ian a donnée cet été aux Instituts. Si vous faites encore plus de recherches, vous allez voir que Ian a donné d’autres formations très intéressantes. Je vous encourage à aller écouter le tout. Aujourd’hui, on a parlé de Canva, la suite, et cetera. Ian, ce fut un grand bonheur, encore une fois. Oui, il y aura d’autres moments, c’est écrit dans le ciel. Je rappelle à tout le monde qu’aujourd’hui je me suis entretenu avec Ian Ducharme, qui est conseiller pédagogique au Conseil Viamonde. Ian, merci beaucoup pour cet entretien aujourd’hui.
Ian : C’est moi qui te remercie, Louis.
Louis : Merci d’avoir pris le temps d’écouter cet entretien. Pour accéder aux enregistrements des formations des Instituts, rendez-vous dans la section Ressources du site du Centre franco. Pour découvrir d’autres entretiens et rester à l’affût de nos nouveautés, abonnez-vous à notre infolettre, suivez-nous sur les réseaux sociaux ou visitez notre site : lecentrefranco.ca.